À la fin des travaux intérieurs, la dernière étape consiste à préparer correctement le sol. Le support peut être une chape béton, du contreplaqué, un plancher bois brut ou de l’aggloméré. Le contreplaqué doit avoir au moins 12 mm d’épaisseur, l’aggloméré au moins 19 mm. Le support doit être plan, stable et sec avant le début de la pose.
Pour la pose d’un parquet contrecollé, le support est considéré comme correct si les écarts ne dépassent pas 3 mm par mètre carré. Contrôlez l’ensemble de la surface avec une règle d’un mètre ou un niveau. Toute irrégularité supérieure à cette tolérance doit être corrigée. Une fois le support préparé, aspirez soigneusement toutes les poussières.
La phase suivante est la protection contre l’humidité. Utilisez une membrane pare-vapeur adaptée ou un film polyéthylène dense d’au moins 0,2 mm. Dans certains cas, des revêtements hydrofuges sont également employés. Posez ensuite une sous-couche acoustique, comme un polyéthylène expansé ou un liège compressé. Pour le parquet contrecollé, une sous-couche de 3 mm est généralement utilisée.
Grâce à la taille plus importante des lames, la pose est plus rapide que celle d’un parquet traditionnel à lames courtes. Au moment de la pose, la température du support doit être d’au moins +15 °C et l’humidité relative de l’air doit rester entre 40 % et 60 % pendant et après les travaux.
Plusieurs méthodes de pose existent. Certaines fixent chaque élément au support à l’aide de colle, de vis ou de clous. Une autre méthode relie uniquement les lames entre elles sans fixation mécanique au support : c’est la pose flottante, aujourd’hui la plus répandue. Les systèmes de verrouillage modernes ont remplacé de nombreux anciens assemblages collés et offrent une pose plus rapide et plus stable.
Quelle que soit la méthode choisie, il faut laisser le parquet s’acclimater dans la pièce de destination afin que le bois s’adapte à la température et à l’humidité locales. Les lames disposant déjà d’un vernis d’usine peuvent souvent être posées immédiatement si le fabricant l’autorise.
Le jeu de dilatation est indispensable. L’espace entre le mur et le sol permet au bois de bouger naturellement selon les variations saisonnières d’humidité. Dans les pièces de plus de six mètres, comptez environ 1,5 mm de jeu par mètre de largeur de sol. Autour des tuyaux de chauffage, percez des ouvertures au moins 20 mm plus grandes que leur diamètre.
En règle générale, les lames sont posées dans le sens de la lumière, donc perpendiculairement à la fenêtre. Sur un ancien plancher bois, la nouvelle pose se fait généralement perpendiculairement au sol existant. Commencez la première rangée languette contre le mur et utilisez des cales pour garder un jeu périphérique de 15 mm. La deuxième rangée doit démarrer avec une chute d’au moins 500 mm et les joints de bout doivent être décalés d’au moins 500 mm d’une rangée à l’autre.
Avant chaque nouvelle rangée, vérifiez que la rainure précédente est parfaitement propre. Toute poussière ou saleté empêchera l’emboîtement correct. Insérez la nouvelle lame en biais, abaissez-la à plat et appuyez ou tapotez légèrement pour qu’elle se mette bien en place. La dernière rangée est ajustée en largeur tout en conservant le même jeu périphérique de 15 mm.
En finition, certains poseurs appliquent une couche de vernis de protection supplémentaire, même sur des lames déjà finies en usine. Cela peut améliorer la résistance à l’humidité selon le projet. Terminez ensuite avec la pose des plinthes pour fermer proprement le pourtour.